CONFLUENCE

DES LUTTES

Notre initiative part d’un constat, nous sommes isolé·e·s dans nos luttes chacun·e·s dans nos coins. Avec l’envie de se rencontrer et de créer des liens de solidarité, nous voulons inverser le rapport de force face aux projets inutiles et destructeurs. Retrouvons un mouvement massif à grande échelle en appui de nos luttes comme ce fut le cas par exemple à Notre Dame Des Landes. (cf carte non exhaustive des projets inutiles du grand ouest CI-DESSOUS

Nous sommes des collectifs de luttes, citoyen·ne·s engagé·e·s, électrons libres, militants paysans déterminés, associations, des campagnes et des villes dans une complémentarité des moyens de luttes.

Pourquoi le grand Ouest ?

Derrière cette dénomination administrative barbare, nous avons voulu garder à l’esprit que c’est à une échelle large mais aussi permettant les échanges directs et les liens que l’on pourra faire vivre les solidarités et organiser la résistance.

On part des luttes locales de Bretagne, Pays de la Loire, Aquitaine et Normandie, parce que nous nous  [re]connaissons au travers de combats communs, mais ce n’est pas exhaustif !

Confluer / converger à l’échelle du Grand Ouest n’empêche pas d’être en lien plus largement avec d’autres collectifs et militant·e·s ici et là, des copaines de Paris ou ailleurs y prennent part !

Projets inutiles et imposés ?

On parle de projets inutiles et imposés, ils sont surtout destructeurs. Petits et Grands, opposons nous aux aéroports, aux fermes usines, zones commerciales et industrielles, contournements autoroutiers, surf park … et à leur monde : à la répression, aux réformes capitalistes anti-sociales, à cette compétition qui nous oppresse, aux dominations quelles qu’elles soient. Le sort que l’on impose à notre milieu de vie est le même que celui qu’on impose à nos vies : à savoir une véritable casse écologique et sociale. (« Quand on commence à penser à la fin du mois, c’est que l’on commence à penser au début du nous ! »)

Notre objectif est de créer un réseau efficace d’entraide entre les luttes contres les projets inutiles, imposés et destructeurs.

L’idée est de créer un réseau, en confluant / convergeant nous voulons faire naître un lien fort entre nos luttes qui sont parfois isolées bien que nombreuses !

La confluence des luttes à pour objectif de réunir les luttes mais aussi de les faire connaître, de rendre accessible le milieu militant pour tous et toutes ! De s’informer sur ce qu’il se passe sur son territoire, comment agir et comment soutenir d’autres luttes voisines.

Du matériel inutilisé sur une ZAD ou un collectif pourrait servir dans une situation ailleurs.

Des liens renforcés entre collectifs et militant·e·s facilitent les appels à soutiens physique et une mobilisation rapide pour préserver activement et physiquement des terres.

Nous voulons communiquer via les réseaux sociaux connus mais aussi à taille humaine, du bouche à oreille, des réunions partout dans l’ouest et régulières !

Renouons avec notre territoire qu’il soit urbain ou rural et renouons entre les deux! Ils sont interdépendants! Renouons, rencontrons nous et passons à l’action, l’échange, les discussions nous enrichissent, nous cultivent !

NDDL POURSUIVRE ENSEMBLE  FAIT PARTIE DE CETTE CONFLUENCE DES LUTTES.

SITE LAISSE BÉTON ET CARTE CI-DESSOUS

L'AMASSADA

1) Il serait le 19° ouvrage électrique sur la commune : en plus de 13 lignes
Haute Tension, de la ligne Très Haute Tension, du transformateur régional, de la centrale hydroélectrique, des deux barrages.

2) Sa superficie est trop importante : 6 hectares 328, qui égalent 10 terrains de foot internationaux de 60m x 100m.

3) Il supprimerait 4 hectares 573 de bonnes terres peu inclinées, à deux jeunes agriculteurs, qui en ont besoin. Ce lieu est appelé « la Plaine ».

4) Il serait situé au point culminant du village : 646m, et près d’une source.

5) Il créerait d’autres pylônes et d’autres lignes Haute tension.

6) Il obligerait au doublement des fils de la ligne Très Haute Tension de 400.000 volts qui passe proche des maisons du lieu-dit La Barraque de St Victor et surtout qui passe très proche d’un nouveau lotissement construit.

7) Il apporterait de nouveaux risques pour la santé, étant reconnu que les lignes Haute Tension, les lignes Très Haute tension, les transformateurs 225.000 volts et 400.000 volts génèrent des champs électromagnétiques
à basse fréquence , « cancérogènes possibles, » et sont classés dans la catégorie 2B par le Centre International de Recherche sur le Cancer, depuis 2002.

8) Il n’a pas fait l’objet d’une approbation de la part des habitants, tenus à l’écart des concertations officielles qui se sont toutes tenues en sous préfecture et préfecture, réunissant des personnes éloignées de Saint Victor et Melvieu. . Les comptes rendus des réunions de concertation en apportent la preuve, ainsi que l’article public de Monsieur Daniel Frayssinhes paru dans l’hebdomadaire Le Saint Affricain se plaignant d’avoir à fournir sans cesse des informations à la place de l’initiateur du projet, et de subir des critiques incessantes.

9) Il n’est pas d’utilité publique et d’intérêt général pour le sud Aveyron, les
villages étant tous et parfaitement alimentés en électricité depuis fort longtemps par les nombreuses et merveilleuses centrales hydroélectriques utilisant les eaux du Tarn et les Lacs de barrages du Levèzou.

10) Il ne servirait pas l’écologie, il ne diminuerait pas les émissions de gaz à effets de serre de centrales thermiques, absentes en sud Aveyron, les plus proches, très puissantes, étant en Allier, ou sur les bords du Rhône.

12) Il nuirait à la venue de nouvelles personnes, retraités, vacanciers, en Sud Aveyron. Un super-transformateur n’attire pas. Ce que les personnes recherchent en sud-Aveyron, ce sont les beaux paysages, le silence, les milieux naturels, l’air pur…

13) Il servirait le Business privé inter-états du marché de l’électricité, et donc nullement les personnes du Sud Aveyron et de la Région Midi Pyrénées.

14) Si de nouvelles éoliennes et de nouveaux panneaux photovoltaïques étaient installés en Sud Aveyron, Nord de l’Hérault, Est du Tarn, ce super-
transformateur aurait un facteur de charge très bas, les éoliennes et surtout
les photovoltaïques ayant eux aussi un facteur de charge très bas et une production très faible. Une éolienne ne produit que lorsqu’il y a du vent.
Une cellule ne produit d’électricité que si elle bénéficie d’un bon ensoleillement. Elle ne produit jamais la nuit. En 2014, les 5000 éoliennes ont produit seulement 3,1% de toute la production électrique , et les 40 millions de m2 photovoltaïques ont produit seulement 1,1%.

14) Si le super-transfo était construit, il faudrait le payer : un million environ.

15) Chaque fois qu’un parc éolien nouveau est construit, il faut le payer, et
chaque fois qu’un projet photovoltaïque se réalise, il faut le payer, dans nos factures d’électricité qui ne cessent d’augmenter, chaque année.

16) Si le transfo était construit il servirait les intérêts financiers des grands groupes internationaux de l’éolien et du photovoltaïque, et nous appauvrirait.
Et cela les très nombreux opposants à l’éolien et de très nombreuses personnes ne le veulent pas, avec détermination.

17) La majorité des sud aveyronnais et de nombreux français ne veulent pas voir en sud aveyron, nord de l’hérault et est du tarn, se renouveler le saccage de l’environnement naturel créé par les 74 éoliennes plantées en Levézou et
les souffrances durables qu’elles ont engendrées.

Les raisons de l’opposition locale et nationale au super-transformateur de Saint Victor et Melvieu.

LES BASSINES DU MARAIS POITEVIN

Il s’agit d’un projet de 16 réserves d’eau géantes au milieu des champs, dans la Sèvre Niortaise et le marais Poitevin, avec :

  • plusieurs hectares par bassine (7 à 18 ha d’emprise foncière pour le projet de la Sèvre Niortaise – Mignon),

  • des digues d’environ 10 m de hauteur et une membrane plastique pour étanchéifier la bassine,

  • alimentées non pas par l’eau de pluie, mais par pompage en nappes (principalement) ou rivières en hiver pour servir à l’irrigation l’été.

Une bonne idée en théorie ? En pratique, l’hiver 2017 n’a pas permis de remplir les bassines existantes faute d’eau, le préfet de Vendée a autorisé des remplissages en dehors de la période autorisée, et on continue à pomper et assécher les rivières en été !

Tout ça avec de l’argent majoritairement public (le projet initial des 19 bassines du bassin de la Sèvre coûte 60 millions d’€ au total, dont environ 70% d’argent public). Cet argent, donné aux irrigants est autant d’argent qui n’ira pas aux autres agriculteurs, ni à la recherche, ni au financement de mesures permettant de garder l’eau dans les sols ou de l’économiser…

POUR EN SAVOIR PLUS, CI-DESSOUS

COORDINATION

STOP CIGÉO

La coordination Stop-Cigéo regroupe les associations, collectifs et individus en lutte localement contre le projet CIGEO.

Participent à la coordination notamment le Collectif Bure-Stop55 (basé en Meuse), le Cedra52 (basé en Haute-Marne), les élus de l’EODRA, les Vigilants de Void-Vacon, les Vigilants de Gondrecourt-le-Château, l’Asodedra (Vosges), MNE (Meuse Nature Environnement), la Fédération Mirabel – Lorraine Nature Environnement, l’association collégiale de la Maison de Résistance « Bure Zone Libre », des individus en lutte contre Cigéo habitant à Bure et autour.

BURE STOP

Cigéo, ce serait 15 km2 répartis entre 5 villages meusiens et haut-marnais : Bure, Saudron, Ribeaucourt, Bonnet et Mandres pour y construire d’énormes infrastructures et 300 km de galeries. Un futur no man’s land ? Qui peut avoir envie de vivre aux abords d’un tel site ?

Cigéo, ce serait 70 ha d’installations nucléaires en surface et des galeries souterraines à 500m de profondeur sur 15 km², destinées à recevoir les déchets les plus radioactifs de l’industrie nucléaire, pour la bagatelle de quelques dizaines de milliards d’euros.

Ce projet, développé par l’Andra et les producteurs de déchets (EdF, Areva, CEA), n’est toujours qu’un projet. Bien avancé, certes, mais rien n’est encore fait ! Il n’y a pas de déchets nucléaires à Bure ! L’arrivée des premiers colis est visée pour 2025.

Cependant l’achat des terres par l’Andra (déjà 3000 ha en Meuse et Haute-Marne) continue, les aménagements du territoire (voie ferrée, route, terrassement, lignes électriques…) ont commencé, la propagande se diffuse…

Pour aller plus loin et actualités : www.stopcigeo-bure.eu

En vert, l’emplacement de l’actuel laboratoire de l’ANDRA.

En violet, le projet de voie ferrée, rénovation de 40 km de voie ferrée (de Nançois-Tronville à Saudron) pour rejoindre la ligne existante Paris-Strasbourg.

En bleu, l’emprise des potentiels installations de surface.

En orange, l’emprise de la potentiel zone de descenderie.

En jaune, la ZIRA, zone d’intérêt pour la recherche approfondie. C’est la zone où est envisagé la construction des galeries sous-terraines.

En rouge, le bois Lejuc situé à l’aplomb des potentiels puits d’aération des galeries sous-terraines. Lieu stratégique qui fut occupé jusqu’en février 2018.

En noir, certains lieux de résistance à Cigéo.

vent de bure

ASSOCIATION DÉSTOCAMINE

L’ÉTAT FRANÇAIS VEUT POLLUER LA PLUS GRANDE NAPPE PHRÉATIQUE D’EUROPE !

 

Que faire pour arrêter ce scandale ?

Le temps est compté car les galeries sont en train de s’effondrer ! L’État « joue » et compte sur cet effondrement !

 

HISTORIQUE

1997 : l’Etat autorise l’entreprise Stocamine à enfouir 320 000 tonnes de déchets ultimes chimiques toxiques et dangereux, à 600 m sous terre. Cette poubelle se trouve en Alsace, sous la plus grande nappe phréatique d’Europe.

Comme souvent les promesses ne manquaient pas !

 

Les techniciens et les scientifiques de Stocamine certifiaient que :

  • Le sous-sol est mécaniquement stable.

  • Le sous-sol sera épargné par la circulation d’eau.

  • La réversibilité sera assurée : ôter les produits en cas de problème, ou si on trouve une meilleure solution que l’enfouissement.

  • L’argent est bloqué pour assurer cette réversibilité.

Vidéo de 4 mn avec les promesses des experts avant enfouissement :

https://cloud.retzien.fr/index.php/s/8G22DJ6TdHcP3oz

 

Projet présenté comme un « renouveau pour le territoire alsacien » : création d'emplois, subventions, « pôle d'excellence environnemental », etc.

 

1999 : début de l’enfouissement malgré l’opposition des associations

2001: Stocamine obtient la norme ISO 9002, gage de « qualité ». Vidéo ci-dessous.

Pourtant, seulement quelques mois plus tard, en 2002, un incendie éclate et dure plusieurs mois. Incendie assuré impossible par les responsables. A 600 m de profondeur les pompiers ne peuvent pas intervenir.

Les actionnaires privés se retirent de Stocamine, l’État français se retrouve seul chargé de la gestion du site. Le « chantier » est arrêté.

 

Depuis 2003 : les associations, Déstocamine en tête, militent pour le déstockage de TOUS les déchets, comme le prévoit la loi. De nombreuses autorités locales et régionales ont aussi voté en faveur du déstockage COMPLET.

 

En janvier 2019, contre l’avis des habitants, des élus locaux et régionaux, l’État, par l’intermédiaire du ministre « écologiste » M. de Rugy, affirme son refus de retirer la totalité des déchets toxiques, donc autorise les pollutions à venir.

 

2020 : Il reste 42.000 tonnes de déchets : arsenic, mercure, amiante, cadmium, chrome, cyanure, produits phytosanitaires, et d’autres produits non divulgués !

 

.

Contact : collectif.destocamine@gmail.com
ou le comité Bure en Retz : comite-bure-en-retz@riseup.net

REPORTAGE CI-DESSOUS

UN PORT À BRÉTIGNOLLES ?   UN PROJET IRRÉALISTE

Associations La Vigie et Demain Bretignolles

Le projet

Il s’agit de la construction d’un port de plaisance d’une capacité de plus de 900 anneaux avec un bassin pour voiliers et bateaux itinérants, un bassin pour bateaux à moteur ainsi qu’une zone de loisirs avec bassin de baignade.

Le port étant prévu à l’intérieur des terres sur des terres agricoles, il nécessite d’éventrer la dune présente à proximité de la plage de la Normandelière, de creuser un chenal et de bâtir un pont entre les 2 rives.

Plus d'infos:

https://veillenormandeliere.blogspot.com/

Les milliers de visages des Coquelicots – un projet photo!

Nous voulons des coquelicots

Et si nous donnions des visages à notre Grand Sursaut?

 

Nous relevons la tête. En nous exprimant, à voix claire et forte, sans plus composer, sans plus céder une once de santé, de beauté et de connaissances sur les effets délétères des pesticides de synthèse sur le vivant. Nous avons ouvert une brèche.

Nous relevons la tête.

Et si nous la montrions, cette tête? Sur proposition de Joëlle, proche des Coquelicots et aguerrie des pétitions-photo, nous vous proposons de vous faire tirer le portrait pour donner des visages à ces quelque 556.000 personnes qui disent, partout en France, stop aux pesticides.

 

Rassemblement des coquelicots 15 février 2020

Soutenir l'association de la Jacopière contre le projet de la Zone industrielle à Sucé sur Erdre et St Mars du désert

La CCEG souhaite réaliser une zone industrielle de 65 hectares sur le site de la Jacopière.

La zone de la Jacopière est constituée de bois de chênes propres à la sylviculture, de prairies exploitées par des agriculteurs et de petites parcelles constituant un bocage indispensable à l'équilibre écologique pour à la fois absorber le CO2 que le trafic routier intense de la RD 178 génère quotidiennement. La communauté de communes « Erdre et Gesvres » s’apprête à minéraliser et à construire sur tout le bassin versant des marais de Logné et de l’Ertaudière. Les périodes successives avec abondance d’eau pluviale suivies de périodes de sécheresse vont créer le lessivage puis l’assèchement des marais. La flore et la faune propres à ces habitats remarquables sont vouées à disparaître.

Surf Park de Saint Père en Retz

Le projet

Il s’agit de la construction d’un complexe constitué d’un bassin à vagues artificielles de 8900m², d’un bar-snack, d’un club house, d’une boutique de Surf, etc.
Ce « Surf Camp » requiert l’utilisation de pas moins de 8 ha de terres agricoles dans la commune de Saint Père en Retz (44), située à seulement 10km de l’océan.

Les vagues seraient créées par une technologie nécessitant une consommation électrique d’1kwh par vague, à raison de 18 vagues par heure environ.

La pratique du surf sur vague artificielle reviendrait à un coût allant de 25€ à 45€ par session.

Les motivations du projet, en dehors de son aspect évidemment lucratif, sont de permettre l’apprentissage du surf quelque soit la météo et en toute sécurité, de rendre la commune de Saint Père en Retz plus attractive, de créer de l’emploi et de permettre aux surfeurs pro de s’y entraîner, dans le cadre des JO de 2024 qui ont lieu en France.

Pourquoi s’y opposer ?

Artificialisation de terres agricoles

Nous le savons : notre planète ne dispose pas de ressources infinies. Continuer à la sacrifier en la bétonnant pour y bâtir des activités de loisir totalement superficielles, au détriment de terres au potentiel agricole et à la préservation des espaces naturels essentielles à notre (sur)vie est une aberration.

Une terre bétonnée est sacrifiée pour plusieurs centaines d’années, avant de pouvoir retrouver sa qualité et sa fertilité initiale.

À l’heure ou l’écologie est devenue au fil des dernières décennies un sujet majeur au cœur de toutes les discussions (politiques, citoyennes, médiatiques…) : quand cesser de courir après toujours plus de croissance et de profits ? Quand les élu-e-s vont-ils considérer les décisions sur du long terme plutôt qu’à court terme ? Quand vont-ils enfin faire le nécessaire pour réellement diminuer l’impact environnemental de l’Homme et pouvoir honorer les objectifs fixés en la matière ?

Pas en laissant faire ce type de projet, en tout cas.

Consommation en eau

Le bassin nécessiterait une consommation annuelle de plusieurs millions de litres d’eau : environ 11 000 000 L, selon les chiffres donnés par le porteur.
Selon l’association du PRÉ, ce chiffre serait largement sous-estimé comme en témoigne cet article.

En ces temps de sécheresses estivales et d’incendies ravageurs à travers le monde, il est insensé que d’employer toute cette eau pour une piscine à vagues ! Tandis que les agriculteurs sont sujets à des restrictions d’eau l’été, il serait toujours possible d’aller surfer tranquillement sur sa vague parfaite… voilà un concept bien délirant et que nous ne cautionnons pas.

Consommation en électricité

Bien que le projet se veuille le moins énergivore possible, avec l’utilisation de panneaux photovoltaïques, il n’en demeurerait pas moins gros consommateur d’électricité. Alors qu’il est urgent de réduire notre consommation globale d’énergie, utiliser de l’électricité pour générer de fausses vagues, est-ce réellement pertinent ?!

Proximité de l’océan

Le Surf Park se situerait à seulement 10 km de l’océan, la question de l’attrait du lieu par rapport aux spots de surf sur la côte se pose éminemment : les surfeurs vont-ils préférer surfer de fausses vagues en mettant la main au porte-monnaie ou privilégier des conditions naturelles et gratuites ? Vont-ils préférer se détendre ensuite dans un complexe aseptisé plutôt qu’au bord de la plage ?

Tarifs

Il faudra débourser au moins 25€ et jusqu’à 45€ de l’heure pour pouvoir surfer la vague artificielle, pour un sport normalement pratiqué librement dans la nature et sans surcoût.
De plus, en cas d’influence il est tentant de consommer au bar en attendant sa session… car si l’océan peut accueillir un grand nombre de surfeurs, le bassin du surf park sera limité à 30 personnes.

Délocalisation des épreuves des JO hors Métropole

Une des motivations du projet est l’entrée du surf comme sport olympique à partir de 2020 et l’accueil des Jeux Olympiques de 2024 en France, à Paris.

Or concernant le surf, le Comité d’organisation des JO a décidé le 12 décembre 2019 de retenir Tahiti pour accueillir les épreuves de 2024, face à 4 autres candidatures situées en Métropole.
La cible des surfeurs pros venant s’entraîner dans le surf park pour les JO est donc désormais caduque.

Pérennité du projet

Les rumeurs d’autres projets similaires aux alentours, la décision de faire se dérouler les épreuves de surf à Tahiti et – une fois l’effet nouveauté / curiosité / Jeux Olympiques passé – le risque non négligeable d’un désintérêt à venir surfer la vague pour pas moins de 25€ la session amènent à fortement douter de la longévité d’un tel projet.

Où en est le projet ?

Ce projet initié en 2014 a été approuvé par la communauté de communes et notamment par le maire de Saint Père en Retz.
Le permis de construire devait être déposé fin 2019 pour un démarrage des travaux en 2020 et une ouverture en 2022.

Or en octobre 2019, inquiet à propos de l’impact environnemental sur les ressources naturelles et le foncier, le président du département a officiellement demandé au préfet que le projet fasse l’objet d’une procédure complète d’évaluation environnementale, incluant notamment la réalisation d’une enquête publique.

Le préfet a répondu à la demande : le projet devra être soumis à la commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) ainsi que probablement au conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST). »

Par ailleurs, le projet aurait pu être abandonné en décembre 2019 car il ne respectait pas le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) en cours. Des élu-e-s du Pays de Retz ont dû se réunir le 20 décembre afin de voter pour ou contre la modification du SCOT, nécessaire à la faisabilité du surf park. Le « pour » l’ayant emporté, la lutte continue !

Actions menées contre le Surf Park

Plusieurs mobilisations ont eu lieu en 2019 sur les lieux impactés ou à proximité : manifestations à Saint Père en Retz les 24 février, 20 et 21 juillet ainsi que le 20 octobre, week-end d’informations, de convergence des luttes.

Nous sommes notamment plusieurs dizaines de personnes à nous être rendu-e-s à Machecoul le 20 décembre 2019 lors d’une réunion entre élu-e-s du Pays de Retz. Cette réunion avait pour objet le vote de la modification du SCOT, nécessaire à la réalisation du surf park. Cette date aurait pu marquer l’abandon du projet, malheureusement une large majorité d’élu-e-s a voté pour la modification du SCOT.

Par ailleurs, la ZAP Zap la Vague a vu le jour à Chauvé, non loin du site prévu pour le surf park.
Plusieurs autres groupes sont activement opposés au Surf Park : les collectifs Terres Communes et Nantes contre le Surf Park de Saint Père en Retz, l’association Pays de Retz Environnement

Parc industriel du Carnet

Le Grand Port Maritime de Nantes – Saint Nazaire (GPMNSN) veut développer sur le site du Carnet (communes de Frossay et Saint-Viaud, dans le 44) un parc dédié aux « écotechnologies », consistant à industrialiser une zone humide de 110 ha !

Plus d’infos ici :

Opposition au projet de 110 hectares de zone industrielle en bord de Loire

©2018 by nddl-poursuivre-ensemble.fr. Proudly created with Wix.com